Combats navals

La bataille de Chesapeake - 5 septembre 1781

 

Le vaisseau amiral, le "Vile-de-Paris" et "l'Auguste" lors du combat de la Baie de Chesapeake.

 

 

 

 

 

 

La bataille navale de la Baie de Cheasapeake, ou bataille des Caps de Virginie eut lieu le 5 septembre 1781 entre les flottes du contre-amiral britannique Thomas Graves et celle du contre-amiral François Joseph Paul de Grasse dans laquelle de nombreux vendéens ont conbattu.

La précision du tir français endommage suffisamment six vaisseaux britanniques pour forcer Graves à rompre le combat et à s’esquiver. La victoire de la flotte française empêche la Royal Navy de secourir les forces du général Charles Cornwallis à Yorktown. Cette bataille amène ainsi la chute de Yorktown, puis l'indépendance des États-Unis d'Amérique.

 

"L'Auguste" lors du combat de la Baie de Chesapeake.


Les vaisseaux engagés par l'escadre française sont les suivants:

Escadre blanche et bleue

  • Pluton, 74 canons
  • Marseillais, 74 canons
  • Bourgogne, 74 canons
  • Diadème, 74 canons
  • Réfléchi, 64 canons
  • Auguste, 80 canons (Louis Antoine de Bougainville)
  • Saint-Esprit, 80 canons
  • Caton, 64 canons caons

Escadre blanche

escadre bleue

  • Scipion, 74 canons (nouveau nom de l'ancien )
  • Magnanime, 74 canons
  • Hercule, 74 canons
  • Languedoc, 80 canons (François-Aymar comte de Monteil)
  • Zélé, 74 canons
  • Hector, 74 canons
  • Souverain, 74 canons

 


 


 

La 1ere bataille d'Ouessant - 27 juillet 1778

Plusieurs batailles navales se sont déroulées au large de l’ile d’Ouessant, toutes opposant des navires français aux vaisseaux britanniques. Celle de juillet 1778 nous interresse car elle voit Le Comte Pierre René Marie de Vaugiraud y gagner la gloire. D'autres vendéens apparaissent aussi sur les rôle d'équipage des différents navires y ayant participé.

A la première bataille navale dite de Ouessant, De Vaugiraud remplaça en effet d'une admirable manière sur La Couronne, un navire de 80 canons, son commandant Du Chaffault de Besné grièvement blessé (Du Chaffault était alors lieutenant général des armées navales. Il se retirera lui-même en Vendée dans sa propriété près de Montaigu jusqu'en 1793 où il sera victime de la révolution qui le condamnera en raison de sa participation au soulèvement vendéen. Il mourra en prison à Nantes en 1794).

 

La première bataille d’Ouessant a lieu le 27 juillet 1778, à 100 milles marins à l’ouest de l’ile d’Ouessant, au cours de la guerre d’indépendance américaine. La France est alliée aux jeunes États-Unis et veut affaiblir la puissance maritime et coloniale de l’Angleterre.
L’armée navale du roi de France est commandée par l’amiral Louis Guillouet d’Orvilliers. La flotte britannique est sous les ordres de l’amiral August Keppel.

Le résultat de la bataille est indécis. Pour les français, la flotte de Louis XVI réussit sa mission et met l’ennemi en fuite. Pour les Britanniques, les Français ont été forcés de se retirer.

Classiquement, les armées navales sont divisées en trois escadres, avant-garde, corps de bataille et arrière-garde. Elles ont chacune une couleur spécifique arborée par chaque navire concerné. Dans l'ordre, bleue, blanche, et rouge pour les Britanniques, blanche - bleue, blanche, et bleue pour les Français.

 

Du Chaffault de Besné

Source Wikipedia

 

 

 

 

 

 

 

 


Les navires de la flotte royale française sont les suivants en ordre de bataille:

  • Escadre blanche et bleue (Du Chaffault)
    • 2e division
      • Le Dauphin-royal (70 canons)
      • L'Amphion (50)
      • L'Eveillé (64)
    • 1re division
      • Le Bienaimé (74)
      • La Couronne (80), commandée par Du Chaffault de Besné, où Pierre René Marie de Vaugiraud commanda en second.
      • Le Palmier (74)
    • 3e division
      • Le Vengeur (64)
      • Le Glorieux (74)
      • L'Indien (64), ancien vaisseau de la Compagnie des Indes
      • La Junon, frégate de 12 tonneaux et 32 canons.
  • Escadre blanche
    • 3e division
      • L'Artésien (64)
      • L'Orient (74)
      • L'Actionnaire (64), ancien vaisseau de la Compagnie des Indes
    • 1re division
      • Le Fendant (74 tnx)
      • La Bretagne, 110 canons, commané par D'Orvilliers
      • Le Magnifique (74)
    • 2e divisionL'Actif (74)
      • Le Ville de Paris (100 tonneaux, 90 canons)
      • Le Réfléchi (64)
      • La Sibille, frégate de 12 tonneaux
  • Escadre bleue
    • 2e division
      • Le Roland (64)
      • Le Robuste (74)
      • Le Sphinx (64)
    • 1re division
      • L'Intrépide (74)
      • Le St Esprit, 80 canons, commandé par le Duc de Chartres
      • Le Zodiaque (74)                         Le Ville-de-Paris représenté ici lors de la bataille de Chasapeake
    • 3e division
      • Le Diadème (74)
      • Le Conquérant (74)
      • Le Solitaire (64)
      • La Fortunée frégate de 12 canons
  • En dehors de la ligne
    • frégates
      • La Résolue (12)
      • La Sensible, (12)
      • la Nymphe (12)
      • la Surveillante (12)
      • La Danaé (8)
    • Corvettes
      • Curieuse
      • Favorite
      • Hirondelle
      • Lunette
      • Sylphide
    • Lougre
      • L'Espiègle

D'Orvilliers appareille le mercredi 8 juillet 1778. Il va croiser jusqu'au 23 juillet, date à laquelle la flotte de Keppel est aperçue. Les manœuvres continuent jusqu'au lundi 27 juillet à l'aube. Les Français vont nord-ouest, les Britanniques à leur droite, marchant à l'ouest, en échiquier.

Orvilliers ordonne son armée de manière très classique. La première escadre, bleue et blanche, à l'avant-garde, la sienne, la blanche, au centre du dispositif et celle du Duc de Chartres, la bleue, à l'arrière-garde. Son armée semble mieux rangée que celle des Britanniques et manœuvre mieux.

Les Britanniques se mettent en ligne, cap au sud-est. D'Orvilliers vire en succession pour prendre le même cap. Quand l'escadre bleue britannique commence à menacer son arrière-garde, il fait virer vent devant et en même temps ses escadres. De la sorte, l'escadre bleue est maintenant à l'avant-garde. Les deux flottes se croisent à onze heures, et l'artillerie commence à gronder.

La force du vent fait giter les navires. De la sorte les sabords des batteries basses françaises, où sont les plus gros canons, ne peuvent être ouverts sans risquer de faire naufrage. Les Britanniques n'ont pas cette gêne, la gite de leurs navires est du côté opposé au combat, ils n'ont aucun souci pour utiliser leur batterie basse. Les canonniers français causant de gros dégâts aux mâtures britanniques.

A midi trente, D'Orvilliers voit que son avant-garde est au niveau du large vide entre les escadres blanche et escadre rouge britanniques. Il ordonne au Duc de Chartres de changer de cap afin de traverser la ligne britannique en profitant du vide. Cela permettrait d'isoler l'arrière-garde britannique ou bien de prendre le centre entre deux feux. Mais le Duc de Chartres ne réagit pas. Quand il amorce sa manœuvre, il est trop tard, l'occasion est manquée. Le gros des troupes britanniques rallie ses bateaux isolés.

Keppel signale à son escadre rouge, celle de Palliser, de rallier. Celui-ci ne réagit pas. Il est vrai que son navire, le Formidable, a perdu son petit mât de hune et est quasiment dégréé. Pour finir, Keppel signalera en particulier, à chaque navire de l'escadre rouge, ses ordres, omettant le Formidable...

Dans la nuit, la flotte adverse "file à l'anglaise". Les deux camps estiment avoir gagné puis font route vers leur base. Les Français regagnent Brest



 

   

Bataille des Cardinaux - 20 novembre 1759

Où s'est déroulé ce combat naval dit "Bataille des cardinaux" ?

Localement, sur la côte atlantique entre la pointe de Penmarch et l'île de Noirmoutier, se terme interpelle chaque marin pour lui rappeler la côte rocheuse située à l'est de l'île de Hoëdic : Le plateau des Grands Cardinaux.


Sur ce plateau rocheux d'un peu plus d'un mile et demi, les rochers, presque entièrement immergés à marée haute, sont indiqués par deux balises et un phare : Le Phare des Grands Cardinaux. Une superbe tour de 28 m de haut, rouge barrée d'une bande blanche). Un phare comme tout le monde les imagine !

Le nom du site reste lié à cette grande défaite navale française de novembre 1759. Depuis 1756, la guerre de Sept Ans a commencé entre la France et les Anglais et se déroule essentiellement sur mer. Le roi Louis XV, ou plutôt sa marine royale, a infligé une sévère punition à ces éternels adversaires à St Cast, mais en a subi une du coté de Gibraltar… Aussi, à l'Amirauté germe l'idée d'un coup décisif, une invasion des îles britanniques , et donne pour ce faire instructions à l'escadre de Brest d'aller chercher la troupe basée dans le Morbihan. Une escadre anglaise fait alors route vers les côtes de la Bretagne, et l'escadre navale française, en sortant de Brest, constate son infériorité face à la puissance ennemie.

L'amiral Conflans, âgé de 70 ans, décide alors de s'abriter et se dirige vers le Morbihan sans penser à une poursuite des Anglais. Vingt et un vaisseaux, trois frégates et deux corvettes dotés de 1.500 canons pour embarquer l'infanterie terrestre, soit au total environ 14.000 hommes, sont alors placés sous ses ordres de l'Amiral de Conflans. Les navires sont donc rassemblés dans le golfe du Morbihan, prêts à transporter le corps expéditionnaire qui doit intervenir en Ecosse.

Dans la passe des Cardinaux, entre Hoëdic et Le Croisic, au sud-est sur la côte de Quiberon, le 20 novembre 1759, les navires français sont rejoints par la flotte anglaise de l'amiral Hawke. Le combat est terrible, les pertes importantes. On ne commande pas aux éléments, et dans l'après-midi du 20 novembre, le vent est "très frais" et il n'y a plus guère de visibilité (les ordres se transmettaient par pavillons de couleurs).

 

 

The Battle of Quiberon Bay (bataille des cardinaux) 
par Nicholas Pocock, 1812. National Maritime Museum

L'amiral ne parvient pas à organiser correctement son convoi et le combat s'engage trop tôt, entre le Four, l'île Dumet et les Cardinaux. Cent noyés, des bateaux coulés et le blocus des iles et de l'embouchure de la Vilaine.

A l'issue de cette bataille qui voit l'Angleterre sortir victorieuse, la France a sa flotte anéantie, soit prise, coulée ou bloquée dans la baie pour plusieurs mois. Seule une partie des vaisseaux peuvent regagnés Rochefort. Pour la France, et pour la marine de Louis XV, la fin d'une époque. Pour l'Angleterre, une nouvelle étape dans sa suprématie sur les mers.

 

 

Après la bataille par Richard Wright, National Maritime Museum , London

   

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